Passions et Partage
un site ou il fait bon se rencontrer... pour prendre un peu de temps pour rire, partager ses passions et ses talents.. son humour... rire et s'amuser... se cultiver... dans la joie et la bonne humeur... et surtout dans le respect de tous...
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes 
 S’enregistrerS’enregistrer    ConnexionConnexion 

Les Touaregs Histoire d'un peuple
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
   Passions et Partage Index du Forum  .::. PASSIONS ET PARTAGE - General  .::. GENERAL

Sujet précédent .::. Sujet suivant  
Auteur Message
mimi33445
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Nov 2008
Messages: 1 424

Message Posté le : Mer 27 Jan - 16:38 (2010)    Sujet du message : Les Touaregs Histoire d'un peuple Répondre en citant

Les Touaregs Histoire d'un peuple 
 
 
Il existe un pays légendaire où la terre est aride, où le vent souffle sur un monde minéral, et où les brûlures du soleil ont rendu la vie discrète et silencieuse.  
Le Sahara, s'étend sur 8 millions de km2, près de 15 fois la France, de l'océan  Atlantique à la mer rouge sur plus de 5000 km. Il représente un quart du continent Africain et offre de nombreux paysages. En effet, le Sahara, qui signifie désert en arabe, est modelé tour à tour de grands massifs dunaires : les ergs, de vastes plateaux : les hamadas, de plaines caillouteuses : les regs, et de grands massifs de montagnes déchirées pouvant atteindre les 3000 mètres. 
Ces reliefs d'une fascinante sévérité sont parsemés toutefois de chapelets d'oasis qui protègent leurs jardins et témoignent d'un paradis perdu.  
 
 
 

 
 
 
 
Le désert n'est pas vide, loin de là 
 
 
Une population sédentaire habite ces petits jardins précieusement entretenus, et de nombreux nomades parcourent les grands espaces, reliant les villes entre-elles par les caravanes commerçantes, ou amenant leurs troupeaux de pâturages en pâturages à la recherche d'herbe toujours un peu plus abondante, à la recherche de quelques puits ou de vallées plus humides. 
Les déplacements sont bien souvent périodiques, ils suivent les saisons et sont nécessaires au fragile équilibre saharien.  
Les grands nomades sont les Maures en Mauritanie, d'origine arabo-berbère, les Touaregs au Sahara central, d'origine berbère, et les Toubous, les montagnards du Tibesti.  
Toutefois la plupart de ces nomades vivent actuellement dans la zone sahélienne d'un nomadisme pastoral semblable à celui des Peuls, éleveurs de bovidés.  
 
 
 
 
 
 
C'est donc dans cet environnement qu'évoluent les Touaregs.
Les Arabes dès leur arrivée en Afrique nommèrent les Touaregs "Molâthemîm", les voilés, ou " Ahelel-lithâm", les gens du voile.
 
C'est ainsi encore de nos jours que bien des gens les déterminent. 
 
 
 
 
 
 
Pourtant ce qui unit les Touaregs est avant tout leur langage commun. Les Touaregs se nomment eux-même les "Kel-Tamashek", "Ceux qui parlent le Tamashek", c'est ainsi qu'ils se définissent. Ces berbérophones sont aussi les détenteurs du Tifinagh, une écriture libyco-berbère que les femmes continuent d'enseigner aussi bien dans les campements qu'en ville.  
 
 
 
 
 
 
C'est la femme, chez les Touaregs, qui détient le rôle premier. Les enfants appartiennent à la tribu maternelle, et la tente est sa propriété. C'est elle aussi qui détient les savoirs de la culture touarègue et qui a le rôle de les transmettre. 
 
 
Bien des choses sont à dire sur ces hommes qui ont su depuis tant d'année vivre sur ces terres difficiles. Les Touaregs se sont soumis à la nature, et savent lui triompher, bien plus ils ont créés une culture riche d'échanges, d'images, et de modestie. 
 
 
Leurs paroles, leur poésie, leurs vêtements, leurs objets, tout leur art de vivre est empreint d'une élégante pudeur. Ils cultivent en plein désert la maîtrise de soi, l'art des gestes et des mots. Au milieu de tant d'austérité, ils créent chaque jour un mode de vie sensible et raffiné.Cette vie est pourtant fragile. Au désert, tout tient à un fil, il faut une corde pour aller au puits, connaître une étoile pour ne pas se perdre, donner un peu d'eau à la plante pour que le fruit mûrisse. Chaque chose a son importance et mérite tout notre attention.  
 
 
 
 
 
 
 
Quel est leur vrai nom ?

Les Touaregs sont des Berbères, peuple qui habite l'Afrique du nord depuis la préhistoire. On les a souvent appelés 'les hommes bleus' à cause de la couleur de leurs vêtements et de leur peau foncée sur laquelle la teinture bleue à l'indigo déteint. A l'époque des explorateurs, avant la colonisation par la France au début du 19ème siècle, on les surnommait aussi 'les seigneurs du désert'. 
 
 
 
 
 
 
 
 
Où les trouve t on ? 
 
 
Les Touaregs vivent dans le désert du Sahara. Les températures montent à plus de 50° l'été et descendent en dessous de zéro l'hiver pendant la nuit. Le climat est sec, les pluies sont rares et l'eau est le principal souci des Touaregs. On creuse des puits parfois de plus de 60 mètres pour atteindre les nappes d'eau souterraines. Dans certaines zones, après une petite pluie, on voit fleurir en quelques heures des tapis de fleurs éphémères. Les arbres sont rares, donc les piquets de tente constituent un bien précieux.
 

Nomades, les Touaregs ont toujours parcouru avec leurs caravanes une immense région que les Français ont commencé à découper par des frontières en 1905. Ainsi, pour se déplacer le long des pistes de puits en puits et de pâturage en pâturage, ils doivent franchir les frontières qui séparent l'Algérie, la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. 
 
 
Ils sont environ 1,3 million, divisés en tribus, chacune sous la conduite d'un chef, l'Amenokal, qui est élu après de longues journées de palabres. 
 
 
Quelle langue parlent ils ???? 
 
Ils parlent le tamashek, une langue écrite dans un alphabet particulier, le tifinagh. On trouve à travers le désert des roches gravées depuis des siècles de paroles en tamashek. On voit aussi des textes écrits sur de l'os ou du cuir, car le papier n'est pas une matière traditionnelle pour les Touaregs. 
Le soir, les familles aiment se réunir autour du feu pour boire le thé en chantant au rythme des battements de mains des poèmes en tamachek qui racontent l' histoire de leur peuple. Ce sont les mères qui apprennent à leurs enfants à écrire en tifinagh. 
 
 
Leurs vetements 
 
 
Les hommes portent une ample robe, le boubou, sur un pantalon large retenu par une ceinture de cuir. Un proverbe dit : 'la femme est la ceinture du pantalon, sans la femme, l'homme est nu'. 
Un chèche, le taguelmoust, d'environ 4-5 mètres de long, s'enroule sur la tête pour protéger du soleil, du vent, du sable et du froid de la nuit. L'homme ne quitte jamais son chèche, qui peut être de différentes couleurs, rouge, jaune ou vert, et aussi de deux couleurs qui ont une signification spéciale : le blanc en signe de respect, et l'indigo de lin pour les jours de fête et quand il fait plus froid, car il est plus épais que le coton. Chaque manière de le draper, plus ou moins remonté sur la bouche et le nez, indique une attitude : respectueux, agressif, méfiant, triste, insolent...
 
 
 
Les femmes se couvrent la tête d'un voile qu'elles laissent davantage voler au vent. Les tissus de leurs robes et de leurs voiles sont teints aussi à l'indigo, qui donne une couleur bleue proche du noir et un aspect brillant. Elles se maquillent les yeux avec du khôl, une pâte très noire, se couvrent les mains de motifs peints au henné et portent de lourds bijoux en argent. 
 
 
 
 
 
 
Leur habitation 
 
 
La tente, la khaïma, est l'habitat du nomade. En arrivant sur un lieu de campement, les dromadaires s'accroupissent sur leurs genoux recouverts d'un cal protecteur. On décharge les enfants installés par-dessus les bagages ou avec leur mère sur une selle en forme de plateau. On plante les piquets, on déroule les toiles de tente en poil de chameau et de chèvre et les nattes à étaler sur le sol et on installe le petit mobilier : coffres, coussins, plateaux, réchauds. 
 
 
 
 
 
Pour les nuits froides et les tempêtes de sable, on ferme soigneusement les tentes, mais dans la journée, on se tient aussi dessous, à l'ombre, en ayant remonté le bas des toiles pour laisser circuler l'air. 
 
 
 
Les animaux qui les entourent 
 
 
Le dromadaire est le compagnon du Touareg, le moyen de transport des hommes et des marchandises, capable de se faire une réserve de 135 litres d'eau et de 50 kilos de nourriture avant de parcourir le désert pendant une semaine. Ses longs poils dans les narines et ses doubles rangées de cils lui font une bonne protection contre les tempêtes de sable. Sa laine est tissée pour faire des vêtements et son cuir donne les selles, les sacs, les ceintures, les sandales et les fourreaux des couteaux. Avec son urine, on désinfecte les plaies. Le méhari est le dromadaire blanc, fin et élancé, dressé pour la course. 
 
 
 
 
 
Le Sahara est peuplé d'animaux plutôt petits, comme le fennec, sorte de renard qui se nourrit d'oiseaux, de reptiles et de rongeurs. On le repère à ses grandes oreilles pointues. La vipère à cornes se cache dans le sable, ne laissant que ses yeux dépasser pour guetter sa proie. Un dromadaire victime de son venin meurt en quelques minutes. La gerboise porte des moustaches aussi longues qu'elle. Elles lui servent d'antennes pour fuir par bonds de 3 mètres devant un danger. Pour le confort de ses petits, elle tapisse son terrier de poils de chameau. 
 
 
 
 
Gerboise 
 
 
 
Leur nourriture 
 
La femelle dromadaire donne son lait, ce qui a valu aux Touaregs d'inventer le lait en poudre. La chorba est le plat le plus courant. C'est une soupe épaisse que l'on cuit sur un feu alimenté avec des crottes de dromadaire. Le pain, ou taguella, est cuit en bordure du foyer, enfoui dans le sable et la cendre chaude. On en trempe des morceaux dans la chorba.  
 
 
On élève aussi des chèvres qui donnent du lait et de la viande. La peau de chèvre cousue pour faire une outre sert de réserve pour l'eau que l'on transporte accrochée sous le ventre des ânes. Les dattes sont le principal fruit. Quand un groupe fait étape dans une oasis, il échange le lait, la viande et le cuir contre la semoule, la farine de blé, l'huile, le sucre, le thé et le tissu.  
 
 
La cérémonie du thé est l'occasion de se réunir autour d'un petit réchaud à braises où l'on pose une théière pleine de feuilles de thé et de menthe très sucrée. On sert d'abord le premier thé, très fort, puis on rajoute de l'eau pour le deuxième thé, moins concentré, et enfin on sert le troisième, le plus léger. 'Le premier thé est amer comme la vie, le second est fort comme l'amour et le dernier est doux comme la mort', dit-on. 
 
 
 
Rites et croyances  
 
Les Touaregs craignent les génies qui peuplent le désert, cachés dans les puits, les terriers et les rochers, car ils se nourrissent de la chair des cadavres. Il vaut mieux se voiler la bouche pour les empêcher d'y entrer. Pour se protéger, chaque Touareg porte autour du cou un talisman. C'est une petite boîte en cuir ou en argent qui contient des paroles du Coran, le livre sacré des musulmans. Comme tous les musulmans, les Touaregs prient cinq fois par jour, prosternés sur un petit tapis en direction de l'est où se trouve La Mecque, leur ville sainte en Arabie.  
 
 
 
Leur art 
 
 
Comme tous les peuples nomades, ils ne se déplacent qu'avec ce qui leur est vraiment nécessaire, et qui peut se transporter facilement. Ils fabriquent donc des objets utiles pour la vie quotidienne et pour les fêtes. Tous leurs objets en cuir sont magnifiquement décorés de motifs aux couleurs vives, agrémentés de longues franges souples : sacs, fourreaux de couteaux, selles de dromadaires, sandales.  
 
 
 
Leurs bijoux sont d'une extrème finesse, mélangeant l'argent et le cuivre. Les orfèvres fabriquent et cisellent des boucles d'oreilles, colliers, bracelets, broches, et surtout les fameuses croix touaregs en argent. Chaque tribu a la sienne, qui permet de reconnaitre à quel groupe chacun appartient.  
 
 
 
 
 
 
Dans le monde actuel 
 
 
En 1960, leur gigantesque territoire a été morcelé quand on a tracé les frontières entre les nouveaux pays africains qui étaient auparavant des colonies de la France.
En 1974, l'Algérie a interdit le commerce par les caravanes de nomades.
 
 
Ensuite, ce sont le Mali et le Niger qui ont fait la guerre aux Touaregs. 
 
 
A la suite des sécheresses de 1973 et 1986 et des problèmes politiques, certains groupes sont allés jusqu'au Soudan et en Mauritanie pour se réfugier. De plus en plus nombreux à s'installer dans les bidonvilles autour des grandes villes, ils deviennent sédentaires malgré eux et restent souvent chômeurs. Dans cette situation misérable ils perdent leur fierté et la richesse de leur culture basée sur le code de l'honneur, Ellelu en tamachek.  
 
 
Certains pensent que pour s'adapter au monde moderne, recevoir une éducation complète, trouver de nouveaux emplois, la solution serait de devenir semi-nomade, c'est à dire s'établir dans un endroit fixe et d'y faire de l'agriculture, d'accompagner les touristes camper dans le désert, tout en continuant à nomadiser avec le bétail.  


Revenir en haut
              

Publicité






Message Posté le : Mer 27 Jan - 16:38 (2010)    Sujet du message : Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
              

   Passions et Partage Index du Forum .::. GENERAL
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Page 1 sur 1
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Montrer les messages depuis :   

 
Sauter vers :  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Template by .: SGo :.