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Parc national des Cévennes - Histoire -
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mimi33445
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Message Posté le : Lun 11 Oct - 10:33 (2010)    Sujet du message : Parc national des Cévennes - Histoire - Répondre en citant




Les parcs nationaux ont vocation à étudier, protéger et valoriser le patrimoine de leur territoire. Avec sa singularité de parc habité, le Parc national des Cévennes est riche d’un patrimoine où se conjuguent la part de la nature et celle des hommes qui depuis le néolithique en façonnent le territoire. Leur histoire faite de diverses luttes et résistances, notamment celles pour la liberté de conscience, constitue une des données fondamentales pour en comprendre le sens.


Préhistoire
 

Durant la préhistoire, les traces des premiers peuplements se situent vers Meyrueis et dans le massif de l’Aigoual et du Lingas et remontent au Paléolithique (400 000 ans avant J.C.). Après le Néolithique et la fin du nomadisme, c'est le début des civilisations agro-pastorales sédentaires (vers 4500 av J. C. ). A partir de 2 500 av J.C., des centaines de menhirs et de dolmens sont érigés, parsemant crêtes et pentes des Grands Causses et du mont Lozère.

 
Du Paléolithique au Mésolithique


Menhir dans le Parc national des Cévennes

Pour cette période, les témoins demeurent rares : il s’agit exclusivement de pièces lithiques (Meyrueis, Fraissinet-de- Fourques, Col de l’Homme mort …). Au milieu du IVe millénaire, une mutation profonde se produit grâce à l’arrivée de nouvelles populations et l’adoption de nouveaux modes d’activité. Des groupes clairsemés pratiquent désormais l’élevage et la culture sur le Causse. D’autres occupent des abris naturels et profitent du milieu souterrain (conservation des réserves, alimentation en eau, argile pour la poterie…).


La fin du nomadisme
 

Au Néolithique final, vers 2500 av. J.C., les pratiques funéraires évoluent : on passe de la tombe individuelle à la sépulture collective, en grotte ou sous dolmen. Ceux-ci sont très nombreux sur les Causses et dans les Cévennes, mais beaucoup d’entre eux ont fait l’objet de pillages déjà anciens.



Dolmens des Taillades

Les menhirs sont présents sur l’ensemble du territoire, même si le site des Bondons, avec ses 157 mégalithes de granite, reste exceptionnel. Plusieurs ensembles ont fait l’objet de consolidations et de remise à la verticale. Le phénomène du mégalithisme va durer près de 1 000 ans et touche une aire plus vaste qui couvre une partie de l’Aveyron, de la Lozère, du Gard et de l’Ardèche.


L'âge de bronze et l'âge du fer
 

 
Entre 1800 et 1300 (Age du Bronze ancien et moyen), on assiste à un déclin de l’emprise humaine puis à une lente reprise au Bronze final : plusieurs habitats en milieu ouvert se développent comme à Florac et Ispagnac. Mais les recherches pour cette période demeurent rares.  
 
Il en va de même pour l’Age du Fer, surtout en ce qui concerne les habitats : seul le site du Salt à Moissac-Vallée-Française fait exception. Pourtant, plusieurs sites structurés par une enceinte complète (Drigas, commune de Hures-La-Parade) ou sous forme de cap barré, ont été repérés.  
 
En Cévennes, la faiblesse des recherches sur l’habitat contraste avec la vitalité des travaux menés sur les sépultures. Les tombes sous tumulus se rencontrent tant en Cévennes que sur les plateaux calcaires. 

 

 
Histoire 

 
Antiquité 

 
Les agglomérations attestées dans le parc 

 
Trois agglomérations antiques de modeste importance sont attestées dans le secteur : Bagnols-les-Bains, Meyrueis et Perjuret.



Ci-dessus : la "table de Peutinger", reproduction d'une carte gallo-romaine qui mentionne Anderitum (Javols), Condate (Chapeauroux?), et Ad Silanum (Puech Crémat ?).

 
Bagnols-les-Bains


 
Dans la vallée du Lot, Bagnols-les-Bains est réputé pour ses eaux thermales dont l’existence était déjà connue dans l’Antiquité. En effet, c’est la présence de sources d’eau chaude qui a probablement dicté l’implantation en ce lieu d’une bourgade à l’époque gallo-romaine, d’après la découverte des vestiges de thermes antiques sur la rive gauche du Lot. D’autres traces d’une occupation antique (habitats, nécropole) sont attestées sur la rive droite. 

 
Meyrueis


 
Meyrueis est implanté dans la vallée de la Jonte, à la confluence de la Jonte, de la Brèze et du Béthuzon. Dans l’Antiquité, une agglomération occupait une partie du bourg actuel, sur la rive gauche de la Jonte. D’après la concentration des vestiges mis au jour dans la partie est du bourg, on peut estimer sa superficie à une dizaine d’hectares. Des habitats (maisons chauffées par le sol) et un édifice cultuel (temple) ont été découverts. 

 
Perjuret


 
A Perjuret (Fraissinet-de-Fourques), au pied du rebord oriental du causse Méjean, une bourgade gallo-romaine à vocation agricole et artisanale a été fouillée en 1947. On dénombre huit cabanes circulaires construites en pierre sèche et couvertes de tuiles. Les murets devaient servir de murs de soubassement destinés à supporter une élévation en bois et terre (torchis). Certaines cabanes ont livré des pesons utilisés dans l’artisanat du textile (tissage). 

 

 
L'ensemble funéraire monumental de Lanujéols 

 


Le mausolée de Lanuéjols est le témoin de la présence d’un domaine foncier gallo-romain dans le Valdonnez. Il a été érigé à la mémoire des deux fils disparus d’une riche famille de propriétaires fonciers gabales, les Pomponii.

Le mausolée visible de nos jours à l'entrée de Lanuéjols se compose d’une chapelle funéraire construite sur une surélévation (podium), précédée d’un vestibule à colonnade auquel on accède par un escalier monumental.

La chapelle comporte trois niches ménagées dans les murs nord, est et sud. Celles du nord et du sud ont probablement accueilli les sarcophages des défunts, tandis que celle située à l’est a pu abriter leurs statues.

Outre le tombeau principal, deux autres édifices composent ce complexe funéraire. Le deuxième monument pourrait être un autel autour duquel se déroulaient les cérémonies funéraires. Le troisième pourrait correspondre au tombeau des parents des deux fils.



Les Pomponii, riche famille de citoyens romains, vivaient dans la région de Lanuéjols au IIe siècle. Le père, Lucius Iulius Bassianus, possédait un grand domaine agricole dont le centre (villa) pourrait être situé à Finiols.

Cet ensemble de constructions, abritant les tombes d’une famille de notables, a été érigé au IIe siècle. Mais la vocation funéraire du site semble perdurer jusqu’à la fin de l’Antiquité comme l’attestent les découvertes, à proximité, d’une cinquantaine de tombes datant de cette période.



Le linteau indique en latin : "En l'honneur et à la mémoire de Lucius Pomponius Bassulus et de Lucius Pomponius Balbinius, pieux fils, Lucius Julius Bassianus, leur père, et Pomponia Regola, leur mère, ont élevé ce monument des fondations jusqu'au faîte et l'ont dédié ainsi que les édifices avoisinants."


L'exploitation des mines, du bois et de l'argile
 



Les activités minières, les productions artisanales et l’exploitation de la forêt sont présentes sur le territoire du Parc national dès l'Antiquité.

 
L’extraction du plomb argentifère
 
Au Ier siècle, le géographe Strabon mentionnait la présence de mines d'argent chez les Gabales. Le territoire du Parc abrite plusieurs mines exploitées dès l'Antiquité (Villefort, Le Bleymard). C’est au Bleymard (Cubières, Mas d'Orcières), entre les hameaux du Mazel et de Neyrac, que les travaux miniers antiques sont les mieux connus. Ils se caractérisent par un réseau d’extraction en souterrain (galeries, puits, chambres d'exploitation) et par les découvertes d'outils (pointerolles, coins) et de mobilier (lampes à huile, poteries). 
Les ateliers de terre cuite
 
Deux ateliers gallo-romains producteurs de terres cuites (poteries, tuiles) sont attestés dans le territoire. Un atelier de potiers a été découvert à Florac, en 1965, au lieu-dit "le Pont du Tarn" (confluence du Tarn et du Tarnon). Un atelier de tuiliers a été fouillé à Saint-Maurice-de-Ventalon, dans les années 1980, au lieu-dit La Croix-de-Berthel. 
L’exploitation de la forêt
 
Les forêts de la région, notamment celles des Grands Causses (Sauveterre, Méjean) et des Cévennes/Mont Lozère, ont été largement exploitées au cours de l'Antiquité à diverses fins : production de bois d’œuvre (pour l’artisanat du bois, la construction, le boisage des mines) ; production de combustible (métallurgie, terre cuite, chauffage) ; fabrication de poix. 

 

 
Les établissements ruraux gallo-romains 

 
On dénombre plusieurs établissements agricoles. Certains ont fait l’objet de fouilles : villae de Rouveret-la Faïsse (La Malène), de Finiols (Lanuéjols) et de Saint-Clément (Saint-Martin-de-Lansuscle).



Le plan de quelques établissements (villae) est connu, bien qu’il soit souvent incomplet (Saint-Clément). Les recherches ont trop souvent porté sur la zone résidentielle au détriment des secteurs à fonction économique (partie agricole). Les villae les plus luxueuses comprennent des salles chauffées par le sol (Rouveret-la Faïsse), des thermes (Saint-Clément) et des pièces aux murs décorés d’enduits peints (Finiols, Rouveret-la Faïsse…).

Le site de Rouveret-la Faïsse a livré un secteur économique. La partie réservée au stockage des denrées agricoles est adossée à l’habitation (découverte de vases pour stocker les céréales). Une zone artisanale réservée à la production de poix a aussi été fouillée.

L’existence d’autres habitats ruraux est pressentie d’après les découvertes de vestiges (tuiles, poteries) lors de prospections.

 
L'agriculture et l'élevage
 
La consommation des céréales est assurée par les découvertes de meules pour broyer les grains. Des outils agricoles sont attestés (houes à Rouveret-la Faïsse). 
De plus, le territoire du Parc national s’inscrit dans une région de vastes plateaux (Causses, Cévennes, mont Lozère) propices à l’élevage. Nul doute que cette activité était déjà développée dans l’Antiquité dans ce secteur. Pline l’Ancien (Ier s.) vantait la qualité des fromages gabales qui étaient appréciés jusqu’à Rome.


Les voies de communication
 

Deux voies sont principalement marquantes : la Régordane et la voie de Coudoulous. Le première permettait de relier le Languedoc au Massif central. La seconde permettait de relier la Régordane au mont Lozère



Voie romaine de Coudoulous

 
La voie Régordane
 
La Régordane, dont l’existence est attestée par les textes dès le XIIe s., correspond au tronçon cévenol de la route de France, itinéraire reliant l’Ile-de-France au Bas-Languedoc. Cette voie n’est mentionnée dans aucun texte ni carte routière de l’Antiquité. Son existence à l’époque gallo-romaine n’est donc pas prouvée.
 

 
Cependant, cet itinéraire devait exister alors, étant donné qu’il a repris le tracé d’un axe de pénétration naturel : la vallée du Gardon. Dans l’Antiquité, cette vallée permettait de relier le Languedoc oriental et la basse vallée du Rhône au Massif central, en traversant le territoire des Gabales (Gévaudan). Des vestiges sont visibles dans les départements du Gard et de la Lozère : Concoules, Génolhac.

 
La voie de Coudoulous
 
Depuis Portes jusqu’au col de la Croix-de-Berthel (Saint-Maurice-de-Ventalon), cette bretelle reliait la Régordane à la draille du Languedoc (mont Lozère). Plusieurs découvertes semblent prouver son origine antique dont des graffiti en latin visibles sur les parois rocheuses surplombant la voie (Collet-de-Dèze).
 

 


Son intérêt économique à l’époque gallo-romaine s’impose de lui-même. Son tracé doit être mis en relation avec l’exploitation des mines du mont Lozère. La voie passe par le col de la Croix-de-Berthel où des fouilles effectuées dans les années 1980 ont mis au jour des fours de tuiliers et un atelier métallurgique. Il est possible qu’il ait existé ici une bourgade placée stratégiquement sur la voie de Coudoulous.
 






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Message Posté le : Lun 11 Oct - 10:33 (2010)    Sujet du message : Publicité

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