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L'Opéra Garnier -
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mimi33445
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Message Posté le : Lun 28 Déc - 15:45 (2009)    Sujet du message : L'Opéra Garnier - Répondre en citant

L’Opéra avant l’Opéra 
 
Depuis fort longtemps, l’aristocratie et la bourgeoisie se rendait au théâtre pour écouter l’art lyrique. L’opéra était écouté dans des lieux successifs. Avant le grand Opéra Garnier il y eut la salle du square Louvois et l’opéra de la rue Le Peletier. 
 
 
La salle Louvois 
 
 
Situé face à l’entrée de la Bibliothèque Nationale, ce théâtre avait été construit en 1793 à l’emplacement de l’hôtel particulier appartenant à Louvois. Il fut dirigé par Mme de Montansier et devint « l’opéra ». Malheureusement, il perdit son affectation après l’assassinat du duc de Berry en 1820. 
 
En effet, le dimanche 13 février 1820, le duc de Berry, second fils du Comte d’Artois (futur Charles X ) se rend en compagnie de sa femme à l’Opéra pour écouter « le Rossignol, le Carnaval de Venise et les noces de Gamache » La duchesse s’étant retirée avant la fin du spectacle, le duc de Berry l’accompagne jusqu’à la voiture et s’apprête à regagner sa loge. C’est alors qu’un ouvrier sellier nommé Louvel lui plante une alène de sellier longue de 25 cm dans la poitrine. Le duc retire lui-même l’arme mais s’écroule, il expire peu après. 
 
 
 
 
 
Salle Louvois 
 
 
Assassinat du duc de Berry 
 
L’objectif de Louvel était d’assassiner tous les Bourbons les uns après les autres. 
 
 
L’Opéra fut fermé peu de temps après et démoli. En 1844 Visconti érigea sur l’emplacement, une très jolie fontaine ornée de quatre sculptures de Klagmann, représentant des statues de femmes : la Seine, la Loire, la Garonne et la Saône. 
 
 
 
 
Assassinat du duc de Berry 
 
 
La salle Le Peletier 
 
La troupe de l’opéra obligée de déménager, s’installe provisoirement rue Le Peletier. Cette rue a été baptisée du nom de Louis Le Peletier de Mortefontaine, prévôt des marchands de Paris avant la révolution. 
 
Ce théâtre fut inauguré le 16 août 1821 et le 6 février 1822, on utilisa pour la première fois le gaz pour éclairer les effets de scène lors du ballet « Aladin et la lampe merveilleuse ». 
 
C’est là que furent crées « le Trouvère », le « Tannhäuser » entre autre, et qu’eurent lieu de très grands bals romantiques. Mais cet opéra n’était que provisoire, car naissait l’idée du grand Opéra de Paris. 
 
 
Un évènement qui aurait pu être tragique pour l’empereur Napoléon III, accéléra l’arrivée de Charles Garnier : 
 
 
Le 14 janvier 1858, Napoléon III se rend, avec l’impératrice Eugénie à l’opéra écouter « Marie Stuart. ». 
 
 
 
 
Napoléon III et L’Impératrice Eugénie à l’Opéra 
 
 
A 20h35, trois bombes éclatent au passage du cortège, il y eut 8 morts, 156 blessés... Le couple impérial commotionné, légèrement blessé continuera le chemin à pied, et assistera cependant à la représentation. 
 
 
L’attentat avait été préparé par deux carbonari italiens Felice Orsini et Pietri, qui furent décapités le 13 mars suivant. 
 
 
Cet Opéra de la rue Le Peletier fut détruit en 1873, par un gigantesque incendie : le feu dura 24 heures et consuma le théâtre tout entier. 
 
 
 
Naissance du grand Opéra 
 
 
 
 
Opéra Garnier vue d’ensemble 
 
L’idée d’un grand Opéra, dédié à la danse et à la musique était depuis longtemps « dans l’air ». L’attentat d’Orsini a décidé Napoléon III à accélérer les choses : par le décret du 29 septembre 1860, il déclare d’utilité publique la construction d’une très belle salle pour remplacer celle de la rue Le Peletier. 
 
 
Le baron Haussmann, préfet depuis 1853, avait déjà tracé des projets de voies monumentales, en particulier une large avenue assurant la desserte des Tuileries, et il choisit un emplacement de 10 000 m2, espace dégagé, résultant du croisement de ces voies « Haussmanniennes » pour implanter le bâtiment. Restait à trouver l’architecte ! 
 
 
Un concours fut organisé, 171 candidats présentèrent un projet, la discussion fut âpre, mais c’est le projet de Charles Garnier, jeune architecte peu connu mais grand Prix de Rome en 1848, qui fut retenu à l’unanimité, et il reçut 1500 francs 
 
 
L’architecture 
 
 
Lorsque Garnier présenta ses plans à l’Impératrice Eugénie, elle s’étonna : « quel affreux canard, ce n’est pas du style, ce n’est ni grec ni romain ! » Charles Garnier eut alors une répartie fameuse : « c’est du Napoléon III, Madame ! » 
 
 
Après cela il fut surnommé « le Véronèse de l’architecture » Ce bâtiment est un mélange exubérant de baroque, de faste, d’éclectisme. L’Opéra est le monument le plus représentatif de l’art officiel du Second Empire, c’est à dire symbole de luxe et des plaisirs parisiens. 
 
 
 
 
Vue sur l’avenue de l’Opéra 
 
 
Par sa superficie, c’est le plus grand théâtre d’Europe : 172 m de long, 124 m de large et 79 m de haut, il peut contenir plus de 2000 spectateurs. Garnier sut s’entourer de 73 sculpteurs et 14 peintres. La première pierre fut posée le 21 juillet 1862. 
 
 
Vision d’ensemble du bâtiment 
 
 
Le corps de la façade est de structure classique, mais agrémenté d’un décor abondant. On peut admirer un vestibule de sept arcades décorées de 4 groupes monumentaux : « le drame lyrique » de Jean Perraud,« la danse » de Jean-Baptiste Carpeaux, « la musique instrumentale » d’Eugène Guillaume et « l’harmonie » de François Jouffroy. 
 
 
 
 
La Danse de Carpeaux 
 
 
De côté, des sculptures de Charles Gumery « l’harmonie » à droite, « la poésie » à gauche, à l’étage la double colonnade en pierre, s’associe aux colonnes de marbre à chapiteaux de bronze qui encadrent les baies des loggias ornées de bustes de musiciens placés dans des œils-de-bœuf. Des statues allégoriques représentent « la peinture, la sculpture » par Théodore Gruyère, et « l’architecture et l’industrie » par Jean Petit. 
 
 
 
 
L’Harmonie de Gumery 
 
 
« La danse » de Carpeaux a suscité des réactions violentes, en raison de la nudité des personnages. Dans la nuit du 27 au 28 août 1869, des vandales jetèrent une bouteille d’encre sur le marbre. Ces taches n’ont pas pu être totalement effacées. La pollution rongeant lentement la pierre, le fameux groupe a été transféré au musée d’Orsay et une copie due au sculpteur Paul Belmondo a remplacé l’original. 
 
 
 
 
 
On ne peut admirer la façade sans lever les yeux sur le toit vert et or, au dôme aplati surmonté « d’Apollon levant sa lyre d’or » entre « la poésie » et « la musique » d’Aimé Millet. De part et d’autre les deux « Pégase » d’Eugène Lequesne furent très critiqués : « il a pris le toit de l’Opéra pour un hippodrome ! » raillait-on ! 
 
 
 
Intérieur somptueux 
 
 
Dans le premier vestibule, les statues de pères fondateurs de l’opéra français : Rameau, Lulli, Gluck, Saint-Saëns (ci-dessous)... ,puis un second vestibule orné de candélabres. Nous somme au cœur du Palais Garnier où tout est magnificence : marbres polychromes, bronze, dorures, mosaïques, aigles dorés, bustes, verreries... 
 
 
 
 
Camille Saint-Saens 
 
 
Le grand escalier à la rampe d’onyx, développe 32 marches polychromes est associé à des colonnes, des balcons, des galeries puis le grand foyer de 54 m de long, la salle à l’italienne, rouge et or, à cinq étages de loges, et éclairée par une double couronne de globes et hublots à facettes 
 
 
 
 
Le grand escalier 
 
 
Il faut noter aussi les fausses cheminées gigantesques, la fontaine, la statue de « la pythie échevelée » de Marcello, et dont le visage est un moulage de la Castiglione. Sans oublier les peintures de plafond de Paul Baudry et les tapisseries des Gobelins de la rotonde du glacier, ainsi que le plafond de Bacchanales de Georges Clairin. 
 
 
 
 
Plafond de Bacchanales 
 
 
Au centre de la salle on peut admirer un gigantesque lustre de cristal et de bronze pesant plus de huit tonnes. Le 20 mai 1896, alors que deux mille personnes assistaient à la représentation de Faust, un contrepoids du lustre se décrocha, entraînant la chute de l’ensemble sur les spectateurs. Il y eut de nombreux blessés et une femme fut tuée. 
 
 
 
 
Le grand lustre 
 
 
La coupole d’origine, peinte sur cuivre est intacte, mais cachée par un faux plafond décoré par Chagall en 1964. Le rideau de scène pourpre est une copie du rideau d’origine peint par Rubé et Chaperon. 
 
 
Parmi toute cette magnificence, on ne peut oublier les cariatides de marbre vert des loges d’honneur dominant la scène large de 50 m, 26 m de profondeur, et 35 m de haut. L’arrière-scène conduit au foyer de la danse, avec miroirs et panneaux peints par Gustave boulanger. 
 
 
Un étroit couloir relie le pavillon de l’empereur situé sur le côté de l’Opéra (photo ci-dessous), et le Foyer de la danse. Il était réservé aux beaux messieurs qui venaient rendre visite aux danseuses, c’est l’univers du peintre Degas ! 
 
 
 
 
Le pavillon de l'Empereur 
 
 
 
Les mystères de l’Opéra 
 
 
Ce que Garnier n’avait pas prévu, c’est que sous cet espace, une nappe phréatique importante, alimentée par un bras préhistorique de la Seine provoquerait une inondation permanente. Durant les travaux, l’eau s’infiltrait sans arrêt. Après des crises de découragement, Garnier réussit à isoler les sous-sols par un double mur. Pour assainir le terrain, et terminer les travaux il eut recours à huit pompes à vapeur qui travaillèrent jours et nuits durant huit mois. Puis pour contenir la pression des eaux d’infiltration, il fit construire au plus profond des sous-sols de l’Opéra un lac souterrain, dans une cuve de béton et de ciment. 
 
Les sous-sol furent le théâtre de drames atroces. En effet sous la Commune de Paris, l’administration révolutionnaire transforma en entrepôts les premières salles construites, et lorsque les Versaillais réussirent à pénétrer dans Paris le 21 mai 1871,les souterrains servirent de cachots et furent le théâtre de terribles exécutions de Communards. 
 
C’est un squelette laissé par la Commune, le mystère de ce lac, les double murs qui inspirèrent à Gaston Leroux, en 1925 son roman « le Fantôme de l’ Opéra » : relisez l’histoire du terrible Erik, vivant sous l’Opéra, dans un palais souterrain qu’on ne peut atteindre que par le lac alimenté par la Grange-Batelière, installant la « chambre des supplices » dans les doubles murs ! Gaston Leroux a étudié avec précision la vie de cet incroyable monument ! Cette histoire a inspiré le metteur en scène Brian de Palma pour son film « Phantom of the Paradise ». 
 
Si le fantôme est une légende, les eaux souterraines existent bien, et des poissons y vivent, nourris par les machinistes de l’Opéra. 
 
 
D’hier à aujourd’hui 
 
 
L’Opéra est enfin terminé 
 
 
Commandé par Napoléon III, il ne fut pourtant pas inauguré par l’Empereur ! Les travaux furent longs et difficiles. La façade fut dévoilée au public en 1867 pour l’Exposition Universelle, mais l’intérieur restait inachevé. Vint la guerre de 1870, la chute de l’empire, la Commune et l’arrêt du chantier faute d’argent. L’incendie de l’Opéra de la rue Le Peletier, déclencha la reprise des travaux. 
 
Enfin l’inauguration officielle eut lieu le 5 janvier 1875 par le Président Mac-Mahon, en présence du Lord Maire de Londres, de la famille Royale d’Espagne et du bourgmestre d’Amsterdam. Charles Garnier, l’architecte, le créateur de ce monument fut invité, mais dut payer sa place dans une deuxième loge ! La presse en fit des gorges chaudes, se moquant « d’une administration faisant payer à l’architecte le droit d’assister à l’inauguration de son propre monument ! » 
 
 
Aujourd’hui, l’Opéra 
 
 
Lorsque François Mitterrand fit construire l’Opéra Bastille, le Palais Garnier ne devait plus accueillir que les spectacles de danse, mais après sa rénovation, depuis le 1er mars 1996, il présente en alternance des spectacles lyriques et des ballets. 
 
 
Ce monument est un des plus prestigieux monuments de Paris, sa bibliothèque conserve plus de 80 000 partitions et livres, 25000 maquettes de costumes, et de décors des opéras et ballets. 
 
Enfin ce palais est gardé par de courageuses ouvrières : deux belles ruches sont installées sur le toit et les abeilles de l’Opéra, grâce au pollen des fleurs des jardins de Tuileries, du Palais Royal et des balcons des alentours donnent un miel délicieux ! 
 
 
 
 
La bibliothèque 
 
 


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Message Posté le : Lun 28 Déc - 15:45 (2009)    Sujet du message : Publicité

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